Affiche Minas
Introduction

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GO

"Un Homme part voyager pour chercher ce dont il a besoin, il rentre chez lui le trouver." Mon voyage a commencé avant ma naissance et mon épopée ne s'achèvera pas avec le dernier point de ce récit. Il suffit de distinguer les vacances, d'un voyage, d'une épopée pour se comprendre. Commençons par parler des vacances, ça donne envie… Les vacances servent à se reposer et à récupérer du quotidien. Les dates de départ et de retour sont déjà programmées, il n'y a pas de surprise… Parfois déceptions, parfois faits insignifiants seront les seules choses à narrer. On en profite pour se reposer du sempiternel quotidien "métro, boulot, fessefuck, dodo", que l'on reproduit d'ailleurs au club Fram avec des bus, des écrans, des rencontres futiles. On n'est pas au travail, on ne gagne pas d'argent, on stagne, on subit.

Les vacances ont été inventées. Comme tout produit, comme toute trouvaille, comme toute invention, nous pouvons lui donner un nom, une date, un créateur. Lors de l'Embellie Française de 1936 de Léon Blum, André Citroën vendait ses 2CV et la route nationale 7 était la première file d'attente pour se rendre sur la Côte d'Azur. L'autoroute du Soleil ouverte en 1959 en même temps que la mise en place de la Ve République et l'essor pétrolier algérien en disent long sur l'évolution de nos codes sociaux et l'implication de l'État dans nos faits et gestes. Les Français n'étaient pas encore conscients de toutes les modifications sociales qu'allait engendrer cette migration des populations. Fut un temps, la couleur de peau se devait d'être la plus blanche possible. Un teint hâlé signifiait qu'on avait pris le soleil dans les champs. La blancheur de la peau était un indicateur social. Mais ça c'était avant. Coco Chanel n'a pas eu peur de s'exposer au soleil pour bronzer. Belle et rebelle. On change la mode, les horizons, les habitudes et les besoins. Des codes pour casser les codes avec aucune avance possible.

Le pâturage voisin semble toujours plus vert au mouton. Alors notre compagnon cherche à s'évader et va là où on le lui propose. Avant c'était simple, on allait dans nos colonies où il était facile de communiquer, de se faire comprendre. Alors on entrait dans une agence de voyage, on payait, on partait, on envoyait des cartes postales, on jugeait, on revenait. L'époque des agences de voyage traditionnelles est révolue. Nous avons moins de temps et plus d'emmerdes, une triste possession. Nos minutes sont déjà comptées, quelle triste fin ! En 1960 nous marchions six kilomètres par jour, cinquante ans plus tard seulement un kilomètre. Nous dormions huit heures, aujourd'hui on doit se contenter de sept heures et de moins en moins nocturnes. Nous compensons ce temps avec du Juvamine, des médicaments ou des stupéfiants (cités dans l'ordre de légalisation) et de moins en moins avec des siestes. Tout le monde est "overbooké", aussi bien les conseillers financiers que les serveurs en restauration. D'autant plus dans les grandes villes où les habitants troquent leurs secondes de politesse ou de courtoisie en trajet brut. Nos seules et dernières disponibilités restent entre deux tchats ou deux mails ou encore le jeudi après la piscine ou par téléphone si le forfait B&You nous le permet. Nous prenons de moins en moins de temps pour nous, à peine le temps de s'asseoir sur un banc public en face de chez nous ou de boire un verre avec nos voisins ; nous vivons les cinq semaines de congés payés que l'on nous accorde. Les vacanciers en demandent donc de plus en plus pour de moins en moins. CQFD.

Il suffit de taper deux mots-clés comme "Djerba" et "Semaine" dans un simple mail à un correspondant pour tomber sur des offres alléchantes, déjà comparées entre tous les commerçants, qui ont payé leur dîme. Google fait le plus gros commerce de vente de mots depuis l'édition du Larousse illustré des millésimes des années 2000. On frise l'espionnage psychologique vu que l'espionnage informatique sur les droits et libertés est légalisé depuis le 6 janvier 1978. On n'aura donc rien vu venir. On peut même faire le rapprochement avec une matrice de mieux en mieux rodée qui croit nous comprendre, alors qu'elle ne répond qu'à des mots et non à des sentiments ou sensations. Des exemples types ? Meetic ou encore le moteur de recherche de Youporn. Un ordinateur ne comprend pas l'ironie… Alors on utilise souvent des patchs d'illusions pour se sentir heureux. On consomme, on enrichit les riches et l'on s'appauvrit. On participe à l'émergence de franchises, à la disparition de petits commerces et de la symbiose d'un quartier. On dit souvent "On" pour essayer de ne pas s'inclure dans notre déchéance et se déresponsabiliser. C'est lâche, c'est humain. On veut souvent s'éloigner des autres et même des siens qu'on ne tolère plus alors on fait comme tout le monde, on part de chez soi pour aller comme tous, là où l'on nous le propose, affiché sur des pancartes de 4m × 3m sur une rocade par temps pluvieux et l'on craque, on profite des promotions, des packs vols + hôtel, on lit les commentaires : "J'ai trouvé le personnel très sympatoche, la nourriture très correcte, les enfants ont été ravis, merci à Jeff pour ces moments de rigolade autour de la piscine, petit hic concernant le bus qui nous a ramenés à l'aéroport, la clim' était cassée." — Martine, 42 ans, Saint-Chamond (4,5/5). Martine n'est sûrement pas au courant que la première cuite et le premier joint de sa fille encore ado sont dus à Jeff et seul lui sait réellement ce qu'il s'est passé dans la nuit. On se croit en sécurité quand les activités sont encadrées par des soi-disant professionnels avec un tee-shirt dont le logo a été vu ou entendu dans les médias. Si seulement… On retrouve alors Bernard (47 ans, technico-commercial chez Picard) qu'on avait klaxonné sur la rocade. Qu'importe, on ne l'a pas reconnu… On s'agglutine au bord de la piscine, sirotant un Daïquiri fraise auprès de ceux que l'on fuit. De nos jours, on peut trouver en ligne un hôtel 3 étoiles à Djerba au mois de mai pour 257 €* la semaine. *(plus tout le reste)

Un hôtel Marmara est tout aussi photogénique qu'une égérie Chanel ou un enfant devant un Kinder Délice. Merci Photoshop de nous faire croire à toutes ces illusions. On complexe grave. On se sent jugé. On se sent roulé. Lors d'un voyage, les dates de départ et de retour sont plus ou moins fixées, ainsi que la première destination. Je me méfierais d'une agence de voyage qui ne vous prévient pas du lieu d'atterrissage de l'avion. Cela dit, ce type de "Trip" pourrait faire fureur. Il existe plusieurs types de voyage : professionnel, touristique, réfugié climatique ou politique ou même encore personnel. C'est ce dernier que nous traiterons dans cet ouvrage étant donné que je n'ai jamais eu de problème de réfugié politique, de gros soucis climatiques ou même de trajets pris en charge par un travail. La première des nombreuses différences entre voyage personnel et vacances est que le programme n'est pas défini, qu'il s'agisse des moyens de transport, des rencontres ou même de l'itinéraire. Lors d'un voyage, on prend du bon temps, on ne farniente pas pour autant. On ne se repose pas, on découvre, on se découvre, on prend des voies que l'on n'aurait jamais osé prendre, on s'ouvre à une culture que l'on ne connaît pas, on s'observe, on se compare, on travaille sur soi. On s'étonne des lieux, on s'extasie des ambiances. On s'imprègne des personnes. L'étranger, c'est nous. On va de l'avant, on prend des risques, on se surpasse. En se retrouvant seul, on apprend plus vite ce dont on a vraiment besoin. On repousse ses capacités, on s'étonne de soi. On apprend à se connaître, on fait la paix entre le corps et l'esprit. "Commence par te connaître toi-même" expliquait l'Oracle dans Matrix.

Certains pensent qu'il est dangereux de voyager, alors que l'on est bien plus réceptif dans l'inconnu que dans sa zone de confort. La majeure partie des accidents a bel et bien lieu à moins d'un kilomètre de son domicile ou de son lieu de travail. C'est le revers de la routine. L'aventure est peut-être dangereuse mais la routine, quant à elle, est à coup sûr mortelle (Paulo Coelho qui l'a sûrement lu dans une papillote Révillon). Le fait d'être moins concentré engendre le fait d'être moins vigilant. Alors qu'en voyageant, on se doit de regarder tout ce qui se passe autour de soi, ce qui permet d'éviter des fautes d'inattentions qui peuvent provoquer bien des soucis. Les voyages sont un formidable entraînement à l'inattendu de la vie quotidienne, en effet, qui peut le plus peut le moins. J'adore me promener dans ma ville en réfléchissant à comment aurait agi un voyageur. Ses priorités, ses prérogatives, les frustrations de ne pas connaître les différentes subtilités d'un quartier par rapport à un autre, d'un établissement ou encore même le sentiment de se faire avoir en achetant un souvenir dans un magasin où aucun client ne parle la langue du pays qu'il visite. Un touriste fait, en quelque sorte, comme son nom semble l'indiquer, le tour de la ville. Il ne la pénètre pas, ne la vit pas, il n'a pas besoin d'avoir une interaction avec les gens qui font la ville, mais plutôt avec ceux qui la montrent et la facturent. Différence avec le voyageur qui, lui, participe à une des journées de la ville, il entre en interaction, ses gestes auront une répercussion dans un futur, lointain ou non. Quant à l'épopée, c'est une suite de voyages en continu. L'épopée la plus connue est celle d'Ulysse, qui mit 20 ans à retrouver Pénélope, suite à de nombreuses péripéties ; et l'a ensuite narrée à ce poivrot d'Homère qu'il épargna pour conter ses récits. Ce destin est l'exemple flagrant d'une aventure jamais finie avant d'arriver à son objectif. Chacun a son objectif, avouable ou non. Le mien n'est pas encore défini par ma conscience, seulement par mon subconscient. Un jour je pourrai dire "j'y suis". Mais pour l'instant, mon principe premier est de commencer par ce matin, on verra bien pour cet après-midi. C'est l'une des leçons que ce voyage m'aura apprise. One moment at a time ! (NDT : Un moment à la fois). Peut-être qu'en écrivant ce récit je vais comprendre ce à quoi je suis destiné, j'espère surtout vous donner envie de partir…

Je suis Minas, Bedros, Setrag, der Mardirossian, né le 16 février 1984 au poids de 4,02 kg à 16h35 à Lyon. Contrairement à ce que peut laisser penser ce long nom fastidieux (où cependant toutes les lettres se prononcent), je suis de nationalité française. Le "golden Ticket" un passe-tout-port, je n'imaginais pas encore cette chance. Petit-fils de Marie et Setrak MOVSESSIAN ainsi que d'Akabi et Bedros Der MARDIROSSIAN, tous nés entre Chypre, la Turquie et l'Arménie. Après avoir fui leur pays pendant le génocide arménien perpétré par le gouvernement Jeune Turc, qui a fait 1,5 million de victimes dès le 24 avril 1915. Mes grands-parents sont arrivés chacun de leur côté en France par Marseille sans même parler la langue. Leurs buts étaient de survivre puis d'économiser pour migrer aux États-Unis. Loupé ! Notre douce France avait ouvert ses portes aux milliers d'Arméniens pour qu'ils puissent se réfugier politiquement et mettre à disposition leur docile main d'œuvre. C'était la première grosse vague d'immigration du XXe siècle. Mes grands-parents auraient, quant à eux, été capables de vous parler d'un voyage de réfugiés politiques. Mes grands-parents sont bien plus que des aventuriers. Tout quitter du jour au lendemain pour une simple question de "race et/ou de religion", sans jamais baisser les bras et réussir à bâtir une famille, en font des héros (lire : Maudits soient-ils ! de JV der Mardirossian, édition Baudelaire 2012). Akabi avait survécu au génocide sous les cadavres de sa famille, mes grands-pères ont été déportés sur plus de 1000 km pieds nus dans le désert syrien. Marie parlait cinq langues, suite à ses nombreux voyages politiques et culturels. Je n'ai pas connu mes grands-pères et que très peu mes grands-mères. Ils ont travaillé dur toute leur vie pour que leurs enfants mangent à leur faim, ils se sont donc éteints très vite, trop vite. Ils ont toujours su montrer l'exemple en faisant autant de chemin avec tant de courage.

Quant à moi, je suis un citadin sédentaire. Cela a presque l'air d'être péjoratif comme situation vu le destin de mes aïeux, mais j'ai toujours habité Lyon, dans le quartier bourgeois du 6e arrondissement. Je me posais souvent la question de ce que je faisais avec tous ces gens. J'étais bien content de jouer au ballon chez ma grand-mère à la Duchère, là-bas au moins j'étais gardien de but. Ce cher quartier de la Duchère, rebaptisé Chicago par les Lyonnais dans les années 90 pour sa capacité à chauffer et enflammer facilement les nuits de la colline. Ma mère travaillait et travaille toujours dans le social à la Croix-Rouge, et mon père était sans travail depuis ma naissance. Il avait quitté une situation confortable pour pouvoir m'élever. Il avait 40 ans lors de ma naissance. On le prenait pour mon grand-père. Tant mieux ça m'en fera un. Nous ne sommes jamais partis en vacances ensemble. Je ne suis jamais allé au ski, ni à la plage avec eux. Qu'est-ce que j'enviais mes copains quand ils me parlaient de la Corse, du Midi, de Megève et de Courchevel ou encore de l'Espagne ! Je suis, hélas, fils unique issu d'un noyau familial au plus simple, un père et une mère qui s'aiment, qui s'engueulent, qui sèment les engueulades, un couple marié, un couple à l'ancienne. Je ne me suis jamais ennuyé. Je n'avais pas de magnétoscope, ni Canal +, ni même la Gameboy 8 bits mais j'avais des LEGO achetés par ma tata Sira et ma marraine. Je construisais des fusées avec des tubes de Sopalin et du papier d'aluminium. Mon père, ce crevard, m'avait beaucoup appris sur le système D. J'étais très loin d'être à plaindre, physiquement aussi, on me proposait donc toujours du rab'. J'étais le chouchou des maîtresses en maternelle, un petit gros panda qui souriait tout le temps. J'allais vite déchanter : dès le CP, c'était le début du système E. Je ne m'y sentais pas bien, tout le monde avait ses jouets, j'étais jaloux, le dictat de la télé a eu raison de moi. J'ai volé en CE2, deux cent vingt Francs dans le portefeuille de ma maîtresse, Mme Pourier, qui venait de me punir une fois de plus dans son bureau, la fois de trop, pour pouvoir m'acheter le Lego 6398 : la base de police qui comprenait un hélicoptère et deux motos. Si ce n'est pas un comble ! Le voleur qui aimait la police, le taureau qui aimait le toréador. En rentrant à la maison j'avais demandé à ma mère à peine rentrée du travail, de bien vouloir m'accompagner chez Joupi pour m'acheter mon jouet. J'avais prétexté que j'avais trouvé l'argent par terre. On ira demain me proposa-t-elle. Ma maîtresse a appelé le soir même pour expliquer à mes parents que de l'argent avait disparu de son sac. Ma mère m'avait dénoncé… Merci Maman, si tu ne l'avais pas fait je n'aurais pas eu la vie que je mène. J'ai eu à huit ans ma première grande leçon de vie et ma plus grosse raclée. Au final, quand on n'a pas grand-chose, on se doit de faire avec ce qu'on a. J'ai la fierté aujourd'hui de me féliciter du mal que je n'ai pas fait. Jamais été en garde à vue en France, je prenais le sac des courses des vieilles pour les aider à monter, jamais pour autre chose. C'est le bon Kârma. Ne pas faire le mal, pour recevoir le bien et le recommencer quotidiennement car on ne vit qu'un seul jour à la fois. À faire de bonnes choses on est bien plus alerte pour accepter les opportunités qui se présentent. C'est la justice.

En aidant les autres, on s'aide soi-même à cause du procédé du roulement. Un simple geste du passé a de si grandes répercussions sur notre avenir et sur celui de ceux qui nous entourent. Cette capacité à faire le bien et le mal par des actions, des situations ou des paroles, me rappelle certaines fois la religion. Les mythologies et les religions ne sont en fait que des histoires colportées et transformées toutes les décennies pour arriver à une situation de dingue : Star Wars, Amour Gloire et Beauté, Christianisme, etc. Déjà que les histoires familiales prennent des tournures et des exagérations en à peine 20 ans. C'est sûr que si un humain des premières civilisations rencontrait l'ancêtre de Robert Wadlow, l'homme le plus grand du monde recensé à 2,72 mètres, il aurait trouvé ça mystique, voire chelou. Je ne veux pas, non plus, être celui qui annonce que le père Noël n'existe pas. Certains n'avaient peut-être jamais vu de marée avant de traverser un océan et l'on en fait un mythe. Selon la mythologie grecque, les dieux ne transpirent pas et ne génèrent pas d'ombre, c'est sûr qu'en se baladant à midi pile au zénith juste après avoir bu quelques cornes d'Ouzo on peut se faire passer pour n'importe qui. Et qu'aurait pensé une personne lors de sa première rencontre avec un trisomique 21 ou même des frères siamois ? Je m'imagine souvent au début de nos civilisations et essaie de comprendre comment nous en sommes arrivés là. J'essaie aussi de comprendre le passé pour mieux voir le futur, on n'est sûrement qu'au début de notre ère. On passera sûrement pour aussi primitif aux yeux de nos petits petits fillots que Godefroy le Hardy ! Ma religion, je me la suis créée. J'essaye de voir le bien de partout pour le répercuter sur mes actions, mes faits, mes gestes. Peu importe ce qui arrive de bien et surtout de mal dans la vie, toujours être bon envers les gens. Être juste. Ni de trop, jamais pas assez, être déjà correct. Car si la haine attire la haine (faits vérifiés tout au long du XXe siècle) l'amour entraînera forcément l'amour (faits non encore vérifiés mais en théorie ça devrait marcher). Dans le Kârma, l'homme et Dieu sont confondus. Ils ont tous deux ce pouvoir de bien et de mal sur leur entourage. Je laisse croire quiconque ce qu'il veut donc j'attends que tout le monde me laisse croire ce que je veux. Je ne pense pas qu'une religion doit être prosélyte. C'est ça la beauté des croyances. Chacun ses repères. Action, réaction. On peut croire en Dieu sans croire à la religion, le fond a toujours été plus important que la forme. Cette philosophie vaut toutes les confessions et toutes les actions pour se racheter ; il suffit de ne pas se vendre et de faire des efforts constamment. Nous avons ce devoir, nous sommes en vie, nous vivons en société. On a en effet, sûrement, tous une mission. Faut l'entreprendre. Moi auteur, je m'engage à ne pas te mentir, à toi, lecteur, à qui je demanderai de ne pas juger. Cet ouvrage n'a, comme vous l'avez déjà remarqué dans ce premier chapitre, aucune prétention littéraire. C'est une invitation au voyage, et comme toute invitation, elle est déclinable ou non. C'est marrant d'être invité à partir… Mais s'il y a bien une chose à retenir, c'est que la probabilité de vivre est si infime qu'il serait dommage de ne pas croire les bonnes choses ou alors de laisser les possibilités filer. Quels sont les choix possibles ? Quelles sont toutes les options ? De quoi ai-je vraiment besoin ? Combien de fois passe le train ? Où est la gare ? Le vrai besoin, pas celui que l'on nous impose juste parce qu'on nous le propose, mais seulement le juste, celui qui nous suffit. Le "je dépense donc j'essuie et je recommence" deviendra le "je suis ce que je pense". Rassurez-vous cet ouvrage ne contient pas que des dictons de papillotes Révillon.

Capture surlignage

La suite dans "Le Tour du Monde pour 9990€" …

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